Chatter
Les jeunes chattent via MSN et les salons de discussion, mais aussi via des jeux et des sites de réseaux sociaux tels que Facebook et Netlog. La plupart du temps, les ados chattent avec leurs ami(e)s de la vraie vie mais, en grandissant, ils chattent aussi avec des inconnus.
Ils discutent de mille et une choses, en ce compris de sexualité et d'amour. Le chat se fait lieu de drague, d'avances sexuelles, de rendez-vous pris... Ce genre de conversation peut donc très bien revêtir un caractère sexuel.
La plupart des jeunes désireux de vivre des expériences sexuelles le font aussi en ligne. Ils échangent par exemple des histoires ou fantasmes érotiques sur MSN. Certains ados se déshabillent ou se masturbent devant la webcam. Ce 'cybersexe' se pratique généralement dans le cadre de relations amoureuses existantes et les garçons en sont les plus friands.
En principe, ce type d'expérience est inoffensif et s'inscrit dans le développement des adolescents de 14 ans et plus. Les ados trouvent excitant et grisant de se découvrir sexuellement. Auparavant, cela se faisait aussi mais à l'abri des regards des adultes. L'Internet nous en donne aujourd'hui un aperçu, parfois à notre grande stupeur, il est vrai.
Quels en sont les désagréments ?
Mauvaises expériences sexuelles
Sur Internet - bien à l'abri derrière son écran - on est généralement plus audacieux que lors de contacts face à face. Il arrive donc qu'on aille trop loin : ainsi, les adolescents qui font des avances sexuelles à quelqu'un sur Internet ne réalisent pas toujours l'impact de leur comportement.
Il arrive dès lors que des adolescents soient poussés à faire des choses dont ils n'ont pas forcément envie : répondre à une question d'ordre sexuel, dévoiler leur poitrine ou leur pénis face à la webcam, envoyer des photos de nus,... Cette difficulté à refuser se rencontre surtout chez les jeunes filles (12 à 14 ans), qui ne veulent pas paraître prudes.
Par ailleurs, de grandes différences distinguent garçons et filles concernant le vécu des expériences à caractère sexuel. Si, en règle générale, les filles éprouvent un malaise face à des images, allusions et invitations à connotation sexuelle, la plupart des garçons, quant à eux, s'en réjouissent.
Chatter avec des inconnus
La plupart des mauvaises expériences sexuelles sont le fait de gens qui se connaissent : entre condisciples du même âge, entre amis, entre partenaires,...
Il est plus rare que de jeunes inconnus tentent de persuader autrui de repousser ses limites. On parle de 'grooming' quand on instaure délibérément une relation de confiance dans une intention de cybersexe ou de rencontre à connotation sexuelle. Il s'agit de séducteurs qui chattent longuement avec des ados en proie à des sentiments d'incertitude ou d'incompréhension. Ils gagnent leur confiance en se glissant dans la peau de l'ami compréhensif et présent.
Certains adultes sur Internet se font passer pour un jeune du même âge ; cependant, la plupart des gens qui séduisent des adolescents en ligne ne mentent pas sur leur âge ni sur leurs intentions sexuelles. Par ailleurs, les auteurs d'abus sexuels recherchent surtout le contact avec des jeunes de 13 à 17 ans, pas avec des enfants plus jeunes. La plupart des victimes sont amoureuses et se lancent 'volontairement' dans une relation sexuelle avec l'auteur.
